Les émotions et moi?

4emotionsJe vais vous parler de 4 grandes émotions, chacune d’elles nous donnent une information pour apprendre à mieux se connaître. A préciser nos manques, nos besoins non assouvis, nos valeurs non respectées. Parfois une émotion en cache une autre. Nous avons des émotions parasites qui nous prennent énormément d’énergie. Nous ne nous autorisons pas à vivre nos émotions authentiques. Et lorsque l’on n’est pas authentique, on perd une masse d’énergie.

La congruence, être soi est une chose à laquelle une personne doit veiller pour être plus en accord avec elle-même et être ou devenir plus sereine. Bref, youpie! améliorer notre vie, la faciliter, c’est possible et les émotions peuvent nous y aider. C’est déjà cela de gagner, grâce à l’observation bienveillante de nos émotions; oser être soi.

Pour chacune d’elle, il y a des choses possibles à mettre en place pour aller vers plus de bien-être et d’harmonie avec soi dans un premier temps et puis avec les autres de manière naturelle ensuite. Sans devoir porter un masque continuel qui si on y prend pas garde devient une seconde peau néfaste à notre santé mentale, physique, émotionnelle et spirituelle.

La joie :  Elle annonce qu’un de nos besoins est assouvi, une de nos valeurs est respectée. Souvent on partage la bonne nouvelle automatiquement. C’est un réflexe. Ce qu’il est bon de faire en plus, c’est d’essayer de maintenir dans le temps l’effet positif que cela nous procure le plus longtemps possible. Car nous avons une capacité à être des consommateurs hâtifs des moments de joie et de très vite passer à autre chose. Dans une journée, même si on a vécu un moment de joie; très vite face à un moment moins « ok », on passe à une émotion de tristesse, de peur ou de colère. Et là ,on a tendance à bien la faire durer bien plus longtemps que le moment de joie pour la plupart. On est des pros du « côté sombre de la force », des champions de la rumination et de la râlerie! Pour éviter cette tendance au négatif prédominant, il est bien d’apprendre à ancrer (cf. article ancrage) et apprendre à volontairement revenir dans l’état de plaisir à souhait. L’acte à poser ici est de maintenir dans le temps l’état de bien-être en vivant avec nos sens( CF VAKOG).

 

La peur : Nous donne l’info que notre terrain (espace symbolique) a été brimé. Ce peut-être un cambriolage, un vol, une intrusion. Notre propre corps, notre intimité est mise à mal. Un retrait d’argent impromptu sur votre compte (perte de votre carte de banque et usurpation de fonds). Dans ces cas, il y a lieu de se protéger, de mettre en place des moyens de protection et de sécurité.

Si la peur nous indique plutôt un avenir incertain. Peur d’aller de l’avant, d’assumer une nouvelle responsabilité, il est utile de mettre en place un plan d’action pour se sécuriser ( cf. article l’objectif). De prévoir les risques et de déjà trouver les réponses à ce que vous ferez si cela arrive un jour. Dédramatiser de la sorte le nouveau challenge ou la suite de votre parcours.  Cela pourrait diminuer votre émotion de peur, en lieu et place de la laisser grandir et de la laisser vous pourrir la vie.

Dans cette émotion de la peur, il y a aussi pour certaines personnes le fait d’imaginer, d’anticiper des scénarios catastrophes qui le plus souvent n’arrivent jamais. Dans ce cas travailler le mental peut alléger votre quotidien. Vous écouter penser et vous dire : »Stop arrête ce cinéma « pourrait changer la donne. Et soyez cool avec vous: » ok ,tu es encore occupé à imaginer le pire » et volontairement passez à autre chose. Quitte à faire le disque rayé positif jusqu’à ce qu’autre chose vous occupe l’esprit. Tout va bien jusqu’à preuve du contraire, pas de nouvelles, bonnes nouvelles etc . Trouvez -vous vos rengaines porteuses plutôt que laisser les mineuses de moral et d’énergie envahir votre mental. Plonger vous dans un article positif ou dans un album photo ou faites une activité qui vous plait.  NON pas la peine! Pourquoi pas, vous avez déjà essayé ? Alors soyez sceptique et essayez.

 

La colère : Il est probable que si vous réfléchissez, vous allez pouvoir mettre le doigt sur une valeur spoliée ou un besoin non respecté, Cela vous donne des infos sur votre capital inné, ce qui vous porte. Dans ce cas, il est important d’apprendre à exprimer ce que vous avez sur le cœur. Pas toujours à ce moment-là. Ce n’est pas toujours possible. Cependant décoller les timbres permet d’éviter l’effet cocotte-minute soupe. L’explosion au mauvais endroit , au mauvais moment avec la mauvaise personne. (cf. article POSBDC+-). L’autre n’est ni vous ni un devin, Apprendre et oser exprimer ses besoins et sentiments en proposant une action qui vise à les satisfaire est un bon plan bien souvent porteur de fruits. Faites-le avec des personnes chères à votre cœur.

Pour certains, la colère peut être aussi due au fait de ne pas s’autoriser à être imparfait. La colère peut donc masquer un désir de perfection. Pour ceux-ci, la perfection est un leitmotiv et y déroger n’est pas imaginable.

La colère peut aussi vous apprendre que vous ne vous autorisez pas à avoir peur . Pour vous c’est un signe de faiblesse.  Donc inconsciemment votre colère peut révéler une peur de ne pas être capable d’assumer une nouvelle responsabilité par exemple. Au lieu d’oser dire j’ai peur et de préparer un plan d’action ces personnes éprouvent une colère qu’ils justifient par rapport à des opinions, valeurs, des morales qui parfois n’appartiennent qu’à eux.

Dans ces deux derniers cas, il y a lieu de se donner de nouvelles permissions et de déterminer si cette croyance doit toujours être de rigueur, dans tous les cas. Travailler un peu à relativiser et contextualiser aide dans bien des cas. Les «  toutismes » ; les « il n’y à cas « sont des sapeurs de moral et bien souvent la cause de mésentente. Ajoutez à cela : le « Tu » qui tue et c’est Bingo! pour augmenter la colère d’une personne. La communication dans ce cas est rompue.

 La tristesse : Quant à elle vous donne comme info probable une perte. Que venez-vous de perdre auquel vous teniez ? Un état de santé, une étape de votre parcours de vie, un être cher, un emploi………… Ici les étapes du deuil sont un parcours de vie nécessaire pour passer à autre chose.

Des personnes restent bloquées dans le déni, ce n’est pas possible ! disent-elles. Ou dans la colère, monde de mm….,! , quelle injustice. Doucement, se laisser le temps et passer à la préparation d’un plan d’action novateur peut être une ressource pour accepter et passer à autre chose.

Pour certaines autres personnes, la tristesse est un état qui est dû à l’incapacité de dire non et de se sur adapter continuellement au détriment de leurs propres besoins. Une tristesse les envahit et ce qu’il devrait essayer de faire c’est d’être en colère (de manière non violente). Cela s’apprend le conflit n’est pas toujours mauvais;  il peut aussi être source de changement en mieux. Mais ces personnes préfèrent souvent fuir le conflit et arrondir les angles plutôt que de se donner le droit de dire non, de mettre leur limite et de les faire respecter. Elles ont peur de déplaire et cela leurs coûte très cher.

Une astuce que j’ai employée pour apprendre à dire non. Souvent les gens vous tombent dessus par téléphone pour vous demander un service de dernière minute. Dites qu’il y a une personne à la porte et que vous rappellerez. Cela vous permettra de revenir à vous et à ce que vous aviez prévu, à ce que vous voulez. Et puis vous rappelerez pour donner votre réponse. « Non pas cette fois-ci, une autre fois quand je serai disponible ». J’aime la vanne des deux fois être bon, cela fait bonbon et on vous mange !

Vous venez d’éviter action /réaction et votre automatisme de dire oui oui oui sans avoir pris en compte: vous et vos besoins. Peut-être que vous direz quand même oui mais ce sera un oui réfléchi pas automatique. Essayer cela marche, j’ai de nombreux retours que la première fois cela fait bizarre. Peu importe, cela fonctionne. Et, si pas ok à la première fois, réessayer encore. On ne fait pas Paris en un jour.

Pour les 4 émotions, un travail d’accueil de l’émotion est d’abord nécessaire. On ne peut pas gérer ce que l’on ne reconnait pas. Comment reconnaître vos émotions ? L’écoute bienveillante de votre corps. Quels signes physiologiques vous donnent vos émotions. Comment votre corps réagit-il?  Chacun est différent et a DES SIGNES corporels réactifs bien à lui. Pour l’ un c’est la contraction musculaire, l’autre un nœud à la gorge etc etc .  A VOUS DE SAVOIR ACCUEILLIR VOTRE ÉMOTION.

Ensuite faire un travail d’introspection. Que se passe-t-il? Quelle info est juste dans mon cas. Ici la personne peut gérer, elle a mis un nom sur ce qu’elle ressent et a déterminé la cause.  Le corps a servi de moyen pour accueillir l’émotion.  Maintenant le mental peut intervenir pour déterminer une cause.

Dernière étape passer à l’action. Vous l’avez compris pour chacune d’elle, il y a des choses à mettre en place pour pouvoir passer à autre chose. En tout cas garder son énergie et aller vers un mieux-être.

Voilà, j’espère que cet article sur les émotions vous a appris certaines choses et vous éclairent quant à plusieurs pistes d’action.

La prochaine fois, je vous parlerais de l’effet miroir.

Je reste disponible via le formulaire de contact ou par mail : soumoypascale@yahoo.fr

Belle journée

 

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