La voix de la sérénité, de la sagesse est en chacun de nous. je l’ai longtemps cherchée dehors ou dans les autres. Je pensai mon bonheur dépendant du bonheur des autres.
Jamais je ne serais heureuse si…… et si…….. .
Que de conditions pour être en bonne santé physique et psychique !
Faut-il vraiment vivre des événements éprouvants pour se rapprocher de l’Energie Divine et de notre Puissance intérieure ?
Si tout est question d’équilibre, qu’est-ce qui disjonctait chez moi ?
Un être est fait de pensées, de paroles, d’actions et d’émotions, quand les 4 pôles sont en harmonie c’est la fusion à l’Energie, on est raccordé, on fait partie intégrante de la source du bien-être. Tout semble harmonieux, congruent et facile. Pourquoi, je n’arrivais plus à ressentir cet état de grâce où l’on est bien avec soi, les autres et le monde ?
J’ai longtemps prié, demandé à être exaucée en continuant à râler, à maudire l’injustice de la maladie qui peut nous atteindre ou toucher un proche. Je me suis indignée contre la malveillance, la trahison, les coups bas de la vie, l’Etat incapable du bien des citoyens, l’injustice de la Justice, l’autre qui ne comprend rien, moi qui n’y arrive pas ou plus et j’en passe.
Je me suis sentie faible, grugée, cobaye, punching-ball, impuissante, coupable, indigne, je n’aimais plus la Vie et je n’ai jamais trouvé le repos,jusqu’à me retrouver coincée, physiquement, sans joie de vivre, le corps meurtri, un tas de nœuds accumulés qui ont rigidifiés mes tendons, mes muscles, mon espoir de demains meilleurs. Un corps qui fait mal et un mental dans lequel je me noie et qui m’entraine loin du bien-être et du plaisir de vivre.
Et puis, anéantie, je me suis rendue compte que même si je disais que j’avais la Foi en une Energie qui est Puissance et Présence, rien n’avançait pour moi vers plus de Paix d’Esprit. Sans cesse les mêmes freins, les mêmes épreuves, les mêmes difficultés à agir sereinement. De l’inquiétude et de l’incompréhension le plus souvent comme nourriture quotidienne. Je disais, je faisais, je pensais mais au niveau du ressenti corps et cœur, rien ne vibrait. Tout finalement sonnait creux, beaucoup de blabla et un cœur, une âme vide.
Alors, je me suis écoutée parler et j’ai pu m’entendre me plaindre, râler à tort et à travers avec mes proches, entre amis. Toujours des discours négatifs. Mes paroles étaient orientées « noir » et défaitisme. Comment me sentir bien dans un tel état d’esprit et comment obtenir de nouvelles énergies positives, comment faire de nouvelles rencontres constructives pour me sentir épaulée et plus sereine en l’avenir que j’imaginais noir et rempli de mauvaises surprises? Je me suis écoutée penser, j’étais sans cesse dans la peur, le remue-ménage du passé injuste envers moi, les anticipations catastrophes du comment pouvait évoluer la situation. J’avais le pompon « Oiseau de mauvaise augure » et je me trainais maussade à la rencontre des nouvelles journées. Un automatisme que j’ai voulu rompre, à bout de souffle et d’énergie.
Même si je ne choisis pas tout ce qui m’arrive, j’ai la liberté, la seule je crois, celle de penser ce que je veux d’une situation. Soit, je dramatise, j’amplifie ou je relativise et démystifie. J’ai le choix, cela ne change en somme rien à la situation, le passé est passé mais que de bien possible pour mon état d’esprit, de santé et un avenir meilleur.
Je souhaite aujourd’hui, retrouver la joie de vivre, du plaisir dans ma vie. Pour commencer, je me suis testée à être dans un état de joie, j’ai chanté timidement, j’ai dansé du bout des pieds, je me suis promené les sens aux aguets d’un pas incertain au début et puis avec plus de dynamisme me forçant à sourire (au début, ça sonnait faux, je m’obligeais à et ce faisant j’ai pu casser le rythme dans lequel j’étais engouée. J’ai dessiné, écrit, appris une langue étrangère, jouer du piano, des actes qui me permettaient de ne plus penser et de ne plus sans cesse me miner le moral.
Même si c’étaient des mimiques, la grimace était plus belle et mes rides tombantes de tristesse se relèvent. Cela me fait un plus joli visage, un teint plus frais, des yeux plus pétillants. Un bon début ! Si les pensées ont une incidence sur le corps, le corps peut aussi avoir une relation de changement avec les pensées. Quatre batteries font l’énergie de la pile du niveau de bien-être. Mental, physique, émotionnel et spirituel sont en interaction. Quand une des batteries s’affaiblit pour maintenir le niveau, je travaille sur une autre batterie. Et j’avais depuis longtemps négligé celle du spirituel et amplifié celle du mental à l’extrême.
Chaque fois qu’une pensée noire ou une douleur vient, je m’écoute, je me sens respirer. Sans rien changer à ma respiration, juste la sentir aller et venir dans mon corps et je m’apaise. Mon attention en moi.
Je m’exerce à m’éloigner du penser noir, des émotions de colère et de rancœur ou d’impuissance que je m’efforce de transformer en nuance colorée. Je suis revenue à moi en revenant à l’écoute de mon corps plutôt qu’à laisser mon mental déblatérer ses discours nuls et insipides.
J’abandonne aussi à Dieu mes craintes, mes colères, mes émotions du moment, mes maux, mes mots et je me dis : « Arrête ton cinéma du noir et du défaitisme ». Change cette mauvaise habitude de laisser le mental et tes émotions conduire ta vie. Fais de petites choses et apprend à ressentir. Parfois impliquée dans l’action, le temps ne compte plus et je m’aperçois que je viens de m’offrir un beau cadeau. Arrêter de penser, d’analyser et enfin vivre.
En fait, j’ai compris que je priais et demandais un mieux sans rien faire de mon côté, mais cela n’a fait qu’empirer dans ma vie, donc, qu’avais-je à perdre d’essayer une nouvelle manière de faire et d’être ? Juste être là, ici et maintenant et écouter mon corps pour me donner une chance de rectifier mes pensées noires. Être en contact avec mon corps et ma respiration comme outil de ma réalité.
Je ne me censure pas quand je retombe dans mes travers, je me dis juste : « Okay, pensée noire, passe ta route. Aujourd’hui, je choisis une autre orientation, ne t’en déplaise, j’essaye autrement ». J’accueille, je reconnais et je laisse passer. Un travail de titan au début et maintenant un nouveau jeu avec l’aide de Dieu dans mon quotidien. Il y a plus de clins d’œil espiègles, fiers et joyeux pour ma ténacité et ma réussite à rester maîtresse de quelle énergie je souhaite entretenir, nourrir et donc développer. S’installe de petits moments zen, tranquille où la quiétude commence à me devenir familière en tout cas une amie possible qui me veut du bien.
Maintenant, j’essaye d’être curieuse de ce qui va se passer dans la journée, comment l’Energie Divine va agir pour me sortir de là et me rendre plus imperméable aux aléas de la vie. Je saisis mes colères, mes rencontres pour apprendre à rester centrée sur moi et ne pas partir en vrille dans cette habitude usuelle de baisser les bras et de remettre la faute sur autrui que je ne changerai de toute façon pas.
Moi, mon travail consiste à rester positive et joyeuse en attendant le meilleur et je vis plus facilement les événements qui doucement prennent enfin une nouvelle orientation. Le sourire attire le sourire, la bonne humeur attire la bonne humeur, c’est magique !
Je prends mes décisions et j’abandonne à Dieu le bon soin de la finale. « Que ta volonté soit faite ». Je reste disponible et je m’ajuste sans plus m’adapter. A chaque décision je me demande ce qui est juste pour moi et c’est plus simple ainsi. Avant je voulais tout comprendre, analyser, j’avais peur de déplaire, j’étais sans cesse dans l’urgence. Maintenant je souhaite me plaire et me respecter d’abord.
« Aide-toi et le ciel t’aidera », c’est ainsi ma nouvelle philosophie. Faire de mon mieux pour éviter les mots et pensées noires et laisser le reste à la Puissance Divine. Mon but, être sereine, dans le plaisir et m’attirer des énergies plus bénéfiques en retour de ma volonté à chasser dorénavant les idées noires et l’irrespect de mon corps, de mon cœur et de mon âme. C’est cela mon nouveau deal.
Quand c’est trop difficile de dire : « ça va » alors que j’ai mal ou que je suis dans les anticipations négatives ou les émotions tourbillons; je me dis : « ça va aller de mieux en mieux » et je ne passe plus mon temps à brosser des tableaux où aucune solution n’est mise en dessein. Si j’ai mal, je m’allonge et je respire tout simplement attentive aux vas et vient de ma respiration. Un rituel de contact à moi-même du matin et du soir qui me fait du bien.
Ma devise : « Un jour à la fois », en faisant du mieux que je peux et Alléluia.
Les chansons « Il est bon de louer Dieu »DORCAS KAJA
et « Chercher avec toi Marie » de Jean Claude Gianadda, m’entraînent et raisonnent dans mes oreilles quand je retourne dans les énergies négatives ou que je pars en vrille.
Croire, avoir la Foi, être en Foi demande de me sentir accompagnée dans cette démarche que j’ai choisie. Ne pas avoir peur ou ne pas paniquer puisque l’on est sûr du bien fondé que ce qu’on vit ou a vécu est là comme moyen unique de m’aider à me rapprocher de ma Puissance intérieure et de faire confiance à Dieu qui veut le meilleur pour moi, pour chacun de nous. Et que cela acquis, la vie devient agréable et sereine.
Dieu est en moi et je suis en Lui, donc confiance. Le sourire est maintenant plus souvent présent, je bénis tant que je peux chaque instant que je vis, je respire plus présente à moi-même et j’apprends à remercier du fond du cœur ces petits gestes quotidiens qui n’étaient plus que des automatismes sans joie.
Je me donne le temps, c’est important, on ne fait pas Paris (un tel pari) en un jour. J’apprends à devenir patiente et certaine d’un mieux de plus en plus présent. Je me donne le droit à l’essai erreur et j’avance doucement vers plus de Lumière et de Paix. Amen, Oui je le veux. Je me souris à moi-même et je sens mon visage se détendre. Je fais le tour de mes crispations et je les laisse se détendre pour dénouer les tensions et me tourner vers la Lumière.
Je vous souhaite et me souhaite et tout le bonheur du monde dans la Présence et la Puissance de l’énergie qui est en nous. Belle journée
